Récupération du sportif – Après l’effort… on prend soin de son corps !

récupération sport

Pour progresser, il est essentiel de prévoir des périodes de repos dans son programme d’entraînement. Active ou passive, la récupération peut-être réalisée sous différentes formes, seul, ou bien accompagné par un professionnel, tel qu’un ostéopathe. Découvrez différentes méthodes favorisant la récupération après la pratique d’une activité sportive.

Une activité physique peut être pratiquée avec différents objectifs, que ce soit en loisir, en compétition, ou pour son bien-être, sa santé, etc… et il existe plusieurs axes de travail qui permettent de progresser dans sa pratique sportive. La quantité d’entraînement à elle seule ne suffit pas. Il faut évidemment que la qualité soit présente, ainsi que l’hygiène de vie et la récupération. La sollicitation importante de l’organisme durant l’activité physique nécessite une période de repos pour que celui-ci puisse se régénérer.

La récupération fait partie intégrante de la préparation du sportif. Il faut en tenir compte immédiatement après une séance pour être capable d’enchaîner les entraînements et les compétitions qui constituent un cycle de préparation, mais également penser à récupérer entre les différents cycles d’entraînement afin de favoriser sa progression et d’atteindre ses objectifs. Le fait de suivre un programme personnalisé établit par un entraineur est une solution intéressante car l’individualisation de l’entrainement permettra de bien gérer ses périodes de récupération et ainsi de progresser sereinement.

Nous abordons donc aujourd’hui le thème de la récupération, avec une revue des différentes méthodes pour récupérer et comment un ostéopathe peut intervenir dans ce cadre là. C’est en effet une demande fréquente de la part des sportifs qui consultent sans douleur particulière, généralement après des cycles d’entrainement importants, après un objectif, ou pour réaliser un bilan annuel.

Récupération active ou passive ?

La récupération active

Elle est réalisée en fin de séance sous forme de footing lent, marche, vélo, etc… pendant 10 à 15 minutes environ. Prenons l’exemple des nageurs qui après leur course replongent pour quelques longueurs, ou comme on peut le voir maintenant, certains cyclistes professionnels qui montent sur le home trainer après l’arrivée. L’intérêt de cette récupération active est de drainer les déchets présents dans le sang en augmentant le débit sanguin. Bien souvent négligée, elle est d’une efficacité certaine, et évitera bon nombre de douleurs post exercice notamment pour ce qui concerne les douleurs musculaires (courbatures par exemple).

La récupération passive

Dans ce cadre là les techniques sont nombreuses, et présentent chacune leurs avantages. Ces techniques sont utilisées dans les heures qui suivent l’effort. On y retrouve les étirements pour éviter les raideurs, les massages pour la détente musculaire et le drainage, l’électrostimulation, le sommeil, la nutrition et l’hydratation (voir par exemple l’alimentation de récupération du cycliste).

Comment bien récupérer entre deux séances ?

Rien de tel que les conseils de votre entraineur à ce sujet là. Il sera à même de vous dire en fonction de votre niveau et de vos facultés de récupération, combien de temps il vous faudra pour bien vous remettre de votre séance. La durée de cette période dépendra aussi du type de compétition ou d’entrainement que vous venez de faire. Par exemple on récupère plus vite d’un 5 km que d’un marathon.

Intervention de l’ostéopathe pour favoriser la récupération

L’ostéopathie est une méthode de récupération passive. Les sportifs, qu’ils soient de haut niveau, professionnels ou amateurs, représentent un nombre important de consultations en cabinet (lire également : “La prise en charge ostéopathique du sportif. Pourquoi, quand, pour qui ?” ). La récupération fait partie des principales demandes des sportifs, au même titre que le traitement d’une douleur ou d’un traumatisme. Mais comment prend-on en charge cette demande ?

  • Abord mécanique

Le thérapeute vérifie les zones articulaires sollicitées par le geste sportif en lui-même, ainsi que les adaptations globales du corps comme pour une consultation d’ostéopathie classique. L’objectif sera de redonner de la mobilité aux régions concernées. Dans ce cas là on peut dire que l’ostéopathe agit tel un « mécano » en s’assurant de la bonne fonctionnalité des différentes structures.

Exemple d’un joueur de tennis : Le complexe de l’épaule est celui concerné par le geste technique, avec toutes les spécificités que cela comporte (combinaisons de mouvements de flexion, rotations, abduction, etc… avec de nombreux muscles mis en jeu). Avec l’abord mécanique on traite l’ensemble du membre supérieur. Néanmoins, il faut avoir une vision générale du sportif pour comprendre au mieux sa problématique. Un tennisman sollicite fortement ses membres inférieurs et aussi la région lombaire par les rotations du tronc. D’où la nécessité de connaître la spécificité d’un geste sportif, mais cela ne suffit pas…

  • Techniques de récupération indirectes

Les techniques se focalisent sur des zones anatomiques qui interviennent directement ou indirectement sur la récupération et l’élimination des déchets (diaphragme et le système respiratoire, le foie, le système veineux). D’autres systèmes tels que le système nerveux autonome ou le système digestif interviennent dans la récupération.

Prenons l’exemple du système nerveux autonome. Ce système est par définition incontrôlable et gère les adaptations de l’organisme à différents stress (augmentation et diminution de la fréquence cardiaque par exemple, contraction du tube digestif…). Des traitement manuels visent à agir directement sur celui-ci. Puisqu’il régule les fonctions internes de l’organisme, cela aidera dans le processus de récupération (fatigue, qualité du sommeil, etc…). On peut noter que ce système présente un important déséquilibre dans le cas du syndrome de surentrainement.

Pour l’ostéopathe, le choix des techniques se fera en fonction des restrictions de mobilité retrouvées, de l’interrogatoire, du type d’activité physique, etc… Le protocole de soins est bien évidemment individualisé.

Pour conclure…

Nous ne sommes pas tous des sportifs de haut niveau niveau et avoir accès à toutes les techniques de récupération n’est généralement pas possible. Les grands principes énoncés dans cet article (récupération active et passive) sont essentiels et réalisables par tout le monde. Le sportif occasionnel consultera moins fréquemment qu’un sportif de haut niveau, mais cette démarche s’inscrit dans un suivi régulier, sur le long terme, avec un objectif de santé et de bien être. Les soins s’intègreront parfaitement si le sportif a conscience de ce qu’il doit faire pour bien récupérer. Etre à l’écoute de son corps est un point capital pour le sportif qui souhaite optimiser sa récupération, et par conséquent ses performances. Arriver à se surpasser par le sport est souvent essentiel à la progression, mais le plus dur est d’arriver à ne pas dépasser cette limite pour ne pas se blesser ou se lasser. On le voit tous les ans chez les athlètes de très haut niveau : certains sportifs font de longues carrières alors que d’autres s’arrêtent prématurément, à cause de blessures ou simplement d’une certaine lassitude.

Guillaume CARA Ostéopathe D.O.
Site web : www.osteopathe-grenoble38.com
Email : cara.osteo@gmail.com
Twitter : https://twitter.com/CaraOsteo
Facebook : https://www.facebook.com/Guillaumecaraosteopathegrenoble

Sources :

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